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Crier, pourquoi?
Écrit par Stéphanie Dubois   
27-06-2009

Imagewww.radio-canada.ca | 26 juin 2009

Bonjour à tous,

Je suis de retour à la maison depuis une journée. Ouf! Quelle chaleur au Québec en ce moment... Ça donne presque envie de retourner à Londres! Mais non... n'oubliez pas que je viens de passer 6 semaines dans mes valises en Europe pour préparer Roland-Garros et Wimbledon.

Vous pensez sans doute, à la lumière de mes résultats, que j'ai envie de crier... C'est la mode ces temps-ci sur le terrain, non?

Pas besoin. Bien sûr, je suis déçue de ne pas avoir gagné ce match de premier tour à Wimbledon, où j'en étais à une deuxième présence dans le tableau principal. Bien sûr, j'aurais aimé gagner devant mon papa et mon entraîneur Simon Larose, qui m'ont accompagnée durant deux semaines. Bien sûr, en termes de résultats, ce n'est pas ce que j'aurais voulu.

Mais par rapport à l'an dernier, je sens l'amélioration dans ma préparation et ma condition physique. Or, je sais que pour aller plus loin en grand chelem, la clé sera de me faire de plus en plus confiance dans les moments plus éprouvants.

Un exemple? À 5-2, j'ai eu une balle de manche contre Sara Errani à Wimbledon. Et... je n'en ai pas profité. Pourtant, Errani n'a pas changé son style de jeu subitement. Elle faisait des erreurs depuis le début du match, mais de bonnes erreurs, pas des niaiseries en faisant n'importe quoi. C'est ce qui fait qu'elle a su retrouver sa confiance au bon moment. C'est ça, le secret.

Sur le circuit avec Aleksandra

Quand j'évalue mes six semaines en Europe, ça ne sert à rien de me taper sur la tête. C'est certain que je reviens à Montréal pas du tout contente, mais je ne changerais rien à ma préparation en vue de l'an prochain. Je dois juste continuer à travailler fort. Je réalise qu'Aleksandra Wozniak, malgré sa 21e place sur le circuit et malgré une demi-finale à Eastbourne, s'est aussi fait sortir lors du premier tour. Donc tout est possible.

Évidemment, je sais qu'en écrivant « Aleksandra Wozniak » dans cette chronique, vous vous demandez comment ça se passe en coulisse pour elle depuis qu'elle accumule les succès. Croyez-moi: elle reste la même fille. On mange d'ailleurs ensemble parfois.

C'est super, parce que ce n'est pas le cas de toutes les filles du top 20. Je peux quand même comprendre. Quand Maria Sharapova a demandé une séance d'entraînement avec moi, ce n'est pas un, mais bien cinq photographes qui la suivaient partout. À un moment donné, je peux comprendre que les filles entrent dans une espèce de bulle et veuillent se protéger. Aleksandra, elle, ne change pas.

Le phénomène De Brito

Cela dit, j'ai commencé cette chronique avec une envie de crier. La Portugaise Michelle Larcher de Brito, elle, ne se contente pas d'une envie. Elle crie! Mais je ne crois pas qu'elle le fait exprès. Vous savez, quand je frappe la balle, j'expire parfois fort moi aussi. Je peux avoir l'air de crier, mais ce n'est pas volontaire.

Si je criais aussi fort que De Brito, ça me déconcentrerait tellement que j'oublierais sans doute de frapper la balle. Et quand j'affronte une « crieuse », je suis tellement absorbée par le jeu que ça ne me dérange pas. Je sais, je l'ai vécu à l'entraînement avec Sharapova la semaine passée!

En tout cas, les filles ne parlent pas de ce sujet dans les vestiaires ces jours-ci. Mais c'est quand même drôle de lire des articles là-dessus dans le journal...

Allez, voici mon horaire des prochaines semaines. Je serai au Texas dans une dizaine de jours pour un tournoi IFT à 50 000 $ où je suis tête de série no 1. Puis, petit saut à Stanford, où devrait être aussi Aleksandra Wozniak pour défendre son premier titre professionnel.

Après, cap sur Cincinnati et la Coupe Rogers à Toronto. Mais, à chaque fois, je serai de retour à la maison... Je viens de passer 6 semaines dans mes valises en Europe... n'oubliez pas!

À bientôt.

Dernière mise à jour : ( 27-06-2009 )
 
Wimbledon: Stéphanie Dubois plie aussi bagage
Écrit par Charles-David Poulin   
27-06-2009

Image23 juin 2009 | www.sportcom.ca


Montréal, 23 juin 2009 (Sportcom) – Le parcours de la joueuse de tennis Stéphanie Dubois à Wimbledon a déjà pris fin, mardi. À son match de premier tour, la Lavalloise, 104e au classement mondial, a été défaite 7-5 et 6-2 par l’Italienne Sara Errani, 39e.

« Je suis très déçue. J’ai fait des erreurs en essayant de sortir des gros coups. Je lui ai donné l’occasion de revenir dans le match et elle a beaucoup mieux joué par la suite en faisant moins d’erreurs », a commenté Dubois, ajoutant qu’elle a manqué d’agressivité dans les moments clés.
Dernière mise à jour : ( 27-06-2009 )